Syndicat National des Exploitants d’Etablissements Professionnels et des Entreprises Equestres

Le dialogue social

LE « DIALOGUE SOCIAL »

Le "dialogue social" fait partie intégrante du monde du travail en France depuis presque un siècle. Au plus haut niveau, se déroulent des négociations entre le "banc employeur" : MEDEF, la CGPME.... et le "banc salariés" : CFDT, CFTC, FO, CGT.

Ces négociations portent notamment sur les salaires, les conventions collectives, la représentation syndicale dans l’entreprise, et sur bien d'autres sujets touchant au travail dans l’entreprise. 

 
Dans la jeune filière du cheval, le dialogue social existe depuis 1975  année de l’établissement de la Convention Collective du Personnel des Centres équestres, sous l'égide du ministère de l'agriculture.

 

Depuis cette date, ce sont particulièrement la formation, les diplômes, la classification des emplois qui ont occupé les partenaires sociaux.

Depuis l'arrivée des Accords Interprofessionnels votés par le gouvernement en 2012-2013, les centres équestres sont concernés plus encore par le dialogue social, et notamment par la mise en place de prestations d'assurances complémentaire santé et de prévoyance obligatoires à destination des salariés

 

En effet cette mise en place se fait dans le cadre du paritarisme, c'est à dire pour notre filière à travers la Commission Paritaire et la Commission mixte, qui rassemblent le banc des employeurs et le banc des salariés.

Sur le banc des employeurs, des représentants, élus ou permanents, du GHN, du SNEEPEE ou du SNETE. 

Sur le banc des salariés des représentants, élus ou permanents de la CFDT, de la CFTC, de FO. 

Le "dialogue social "se déroulent donc au cours de ces commissions, et c'est dans ce cadre que vont se décider les grandes lignes des prestations d'assurance santé obligatoires.

Mais avant d'aborder ce sujet, il convient de faire un bilan global et dans le temps, sur la négociation sociale et le paritarisme, que ce soit au niveau de notre filière ou au niveau national. 
La mission principale des structures qui gèrent le dialogue sociale et le paritarisme, est de normaliser les relations entre employeurs et salariés, d’édicter des règles, d’organiser, d’adapter.

C’est une démarche constructive, anticipatrice, que chacun ne peux qu’approuver.

 

Mais dans la réalité, force est de constater que le bénéfice du dialogue social est toujours revenu au banc des salariés. En effet, depuis plus de 50 ans, les avancées sociales les plus favorables ont toujours êtes obtenus par les organisations salariales.

Et cela même au détriment de la solidité économique de notre pays, puisqu'aujourd'hui le coût du travail en France, alourdi de nombreuses contraintes sociales, pénalise lourdement notre économie. 

Quelques exemples frappants de cet état de fait :

- Ni le Medef, ni aucune organisation patronale  n'a rien pu faire face à la mise en place des 35 heures, dans les années 2000.

- Plus récemment, aucune  organisation patronale n’a pu non plus influer la sortie de l'ANI en 2013. 

- Encore plus  récemment, le MEDEF au cours d’une négociation globale sur les retraites a signé l’accord sur la pénibilité qui va forcement impacter le monde du cheval.

- Le programme avenir de la CGT est pire : redéfinition du licenciement économique, remise en cause de la rupture conventionnelle…

 

Il existe bien un déséquilibre de résultat dans notre dialogue social. A tel point que l'existence même du MEDEF est diabolisée : aujourd'hui, dans le langage "pensée commune" que nous entendons partout, "MEDEF" est devenu presque un gros mot.

 

Ou est le dialogue social?

 

Le SNEEPEE, fort de ces constats reste vigilant à son rôle d’employeur dans les différentes structures ou il siège.

Cela ne signifie pas qu’en tant que représentant des employeurs, notre syndicat n’est pas soucieux du traitement des salariés. Notre position est que l’employeur est le seul responsable de ses salariés, qu’il en est le tuteur, qu’il en a la charge. Il ne doit jamais l’oublier, et ne pas reporter ses difficultés sur d’autres.

Mais revenons à notre filière.

 

Notre négociation principale en cours porte sur l'assurance complémentaire santé qui deviendra obligatoire au 1 er janvier 2016.

 

Les filières ou entreprises qui n’ont pas engagé de négociation de branche à ce sujet au 1er juillet 2014 et qui n’ont pas de délégué syndical, resteront libres du choix de leur assureur.

C’est le cas de la filière des centres équestres.

 

Cependant, il existe un socle minimal, ou panier minimal de prestations (pourcentage de remboursement par rapport à celui de la MSA, montant pour les lunettes, les soins dentaires…) édicté par l’Etat, et qu’il faudra respecter.

 

La branche peut aussi faire des recommandations d’organismes d’assurance  aux entreprises en proposant des garanties et des tarifs.

Il faut savoir que la mise en place des cotisations prélevées pour les assurances complémentaires santé va représenter dans le meilleur des cas - le socle minimum - un coût annuel d’environ 300€ par an et par poste de travail. 

 

La plupart des salariés de nos entreprises sont jeunes, donc sans trop de problèmes de santé, et déjà couverts bien sur par le régime général de la MSA et l'assurance accident du travail. Point n'est besoin de leur consacrer des assurances supplémentaires au coût trop élevé, qui de toute manière vont diminuer leur salaire et charger l'entreprise. 

 

Il faudra aussi prévoir qu’en 2018, il faudra mettre en place dans nos entreprises un système de prévoyance.

Nous sommes la pour protéger nos salariés, mais pas pour engager des frais inutiles...

Alors dialoguons socialement, mais fermement.

La crise : oui, mais…

 

Le contexte de cette rentrée scolaire parait meilleur que celui de l’an passé et, dans l’ensemble, les réinscriptions reprennent. Les chiffres des licences au niveau national n’indiquent qu’une très légère baisse.

La « crise » même si l’on ne peut nier qu’elle existe en France ne doit pas porter tous les malheurs de notre filière.

 

Bien évidemment, l’ère de l’explosion de l’équitation en France est un peu passée. Tout le développement constant et relativement facile des centres équestres que l’on a connu depuis les années 80 s’est aujourd’hui tassé. Ce fut merveilleux.

 

Aujourd’hui, il faut simplement travailler mieux. Ce qui se faisait « tout seul » par le passé, ne se fait aujourd’hui qu’avec sérieux, organisation et professionnalisme.

Moyennant quoi, l’équitation reste une activité sportive très porteuse et très demandée, et  le secteur peut continuer à vivre et à se développer

 

La « crise » a peut-être l’effet bénéfique de pousser les uns et les autres à mieux travailler, et donc d’améliorer l’image des centres équestres.

 

Le SNEEPEE veut se placer à côté des structures équestres de toute taille pour les aider à évoluer dans le sens de l’amélioration de la gestion, des équipements, de la réussite financière.