Syndicat National des Exploitants d’Etablissements Professionnels et des Entreprises Equestres

Usage du BPJEPS

CE QUE L’ON ENTEND

Le Bpjeps est remis en cause par beaucoup d'entre nous, employeurs, globalement insatisfaits du niveau de compétence des jeunes diplômés.

Estimant le niveau d entrée en formation trop faible, la formation elle même trop courte et trop légère, donc le niveau de sortie insuffisant...

Il nous semblerait logique qu'un système en place, composé d'un ministère, d'une fédération, d'une profession, nous fournisse les salariés adaptes au postes à pourvoir dans notre entreprise.

Malheureusement nous sommes souvent déçus.

La CPNE EE travaille pourtant en permanence à faire évoluer nos diplômes, et elle est composée d'employeurs. Le Ministère est à l'écoute.

QUE FAIRE?

Tout d'abord, il faut se rappeler 3 choses:

  • que le BPJEPS a été mis en place en 2002 par la profession et le Ministère J et S.
  •  que ce diplôme a été conçu pour accéder à la qualification de "animateur/soigneur" de la convention collective, sachant qu'il existe une qualification supérieure d' "animateur/enseignant" . Il s’agit donc d’un diplôme « d’entrée »
  • que sur les presque 700.000 licenciés de notre fédération, 60% ont moins de 15 ans et sont maximum du niveau Galop 4, et qu’en réalité, c'est pour cette catégorie de public qu’a été conçu le Bpjeps.

Il s'agit donc bien d'un diplôme d’animateur,  tourné plus particulièrement vers les enfants, et il est logique de ne pas s’imaginer que ce jeune diplômé a d’autres compétences en son début d’activité professionnelle.

Malgré tout, afin  de lui apporter les compétences souhaitées, chaque employeur peut  profiter de l’alternance, obligatoire dans la formation du Bpjeps, pour être tuteur, et apporter une partie de la formation au jeune, tant en pratique sportive qu'en pédagogie.

Et si nous  embauchons directement un jeune diplômé Bpjeps, dans notre rôle d'employeur, n’oublions pas, et cela est extrêmement important, que nous devons apporter une formation permanente à ce jeune salarié, comme à tout nos salariés, ce qui permet de compléter éventuellement sa formation initiale et de toute manière de l adapter à notre entreprise.

En règle générale, un employeur digne de ce nom ne peut pas accuser un salarié de ne pas avoir la compétence pour le poste qu’il occupe. En effet, soit il n’avait qu’a pas l’embaucher si il ne l’avait pas jugé apte au poste, soit si il l’a embauché, il doit le former ou le reformer pour lui apporter les compétences attendues.   

Enfin il faut bien réaliser que la tâche de gérer un groupe d'enfant à poney ou à cheval est complexe et pleine de responsabilités pour un jeune d’à peine plus de 20 ans souvent. L'on ne peut exiger de lui d'avoir dès le départ toutes les compétences nécessaires. Il faut l'accompagner.

Et puis n'oublions pas les CQP, mis en place par la profession pour la profession, plus simples à mettre en œuvre, avec 4 UC au lieu de 10, et qui nous permettent d'être encore plus près des jeunes pendant la formation. Le formation au CQP ASA fonctionne déjà bien, celle de l'a EAE ( équivalent du Bpjeps) ne date que de 2012, mais devrait satisfaire la profession.

Tous ces éléments pour essayer d'être positifs. Plutôt que de se plaindre d’un système qui semble ne pas nous convenir, utilisons le dispositif en place en y apportant notre participation.